L'Euro (EUR) reste pratiquement stable face au Dollar américain (USD) ce vendredi, s'échangeant à 1,1782 au moment de la rédaction. La paire est en passe de réaliser son troisième rallye hebdomadaire consécutif, car l'optimisme des investisseurs concernant la résolution de la guerre en Iran a propulsé la paire aux niveaux d'avant-guerre depuis les plus bas de début mars.
Les traders continuent de réduire leurs positions sur le Dollar américain, valeur refuge, alors que les bombardements au Moyen-Orient cessent, au moins temporairement. Israël a annoncé jeudi un cessez-le-feu de dix jours au Liban, et le président américain Donald Trump a confirmé que Washington et Téhéran reprendront les pourparlers de paix ce week-end.
Néanmoins, la question nucléaire semble être un obstacle majeur à un accord de paix durable. Un rapport d'actualité de Reuters, citant des sources iraniennes, affirme que les négociateurs américains et iraniens ont revu leurs ambitions à la baisse pour les pourparlers de ce week-end et cherchent maintenant un mémorandum temporaire pour éviter un retour au conflit.
Au-delà de cela, la fermeture du détroit d'Ormuz est un autre point de friction et maintient les prix du pétrole plus de 30 % au-dessus des niveaux d'avant-guerre. La zone euro est fortement dépendante des importations de pétrole brut ; le choc énergétique déclenché par la guerre au Moyen-Orient a stimulé les niveaux d'inflation dans la région, ce qui, couplé à un affaiblissement de l'activité économique, suscite des inquiétudes concernant la stagflation. Si ces craintes augmentent, l'Euro risque d'en souffrir.
Analyse technique : Consolidation des gains en dessous de 1,1825
EUR/USD maintient le biais haussier à court terme intact après avoir progressé de près de 2,5 % au cours des trois dernières semaines, bien que les indicateurs techniques sur le graphique en 4 heures montrent des signes de faiblesse. L'Indice de force relative stochastique (RSI) s'est replié vers des niveaux juste au-dessus de la ligne clé des 50, tandis que la Convergence et divergence des moyennes mobiles (MACD) reste légèrement négative, suggérant que la dynamique haussière se refroidit mais ne s'inverse pas encore de manière décisive.
Le support au niveau des plus bas de jeudi autour de la zone 1,1770 retient les baissiers pour l'instant, et ferme la voie vers les sommets précédents, entre 1,1720 et 1,1740, et la zone de support de 1,1650 (près des plus bas des 8 et 12 avril). Une confirmation en dessous de ce niveau annulerait la structure haussière.
À la hausse, la résistance immédiate reste au niveau des sommets de fin février autour de 1,1825. Plus haut, les sommets des 10 et 11 février, près de 1,1930, sont susceptibles d'être ciblés.
(L'analyse technique de cet article a été rédigée avec l'aide d'un outil d'IA.)
FAQ sur l'Euro
L'Euro est la devise des 20 pays de l'Union européenne qui appartiennent à la zone euro. C'est la deuxième devise la plus échangée au monde après le Dollar américain. En 2022, elle représentait 31 % de toutes les transactions de change, avec un turnover quotidien moyen de plus de 2 200 milliards de dollars par jour.
EUR/USD est la paire de devises la plus échangée au monde, représentant environ 30 % de toutes les transactions, suivie par EUR/JPY (4 %), EUR/GBP (3 %) et EUR/AUD (2 %).
La Banque centrale européenne (BCE) à Francfort, en Allemagne, est la banque de réserve de la zone euro. La BCE fixe les taux d'intérêt et gère la politique monétaire.
Le mandat principal de la BCE est de maintenir la stabilité des prix, ce qui signifie soit contrôler l'inflation, soit stimuler la croissance. Son principal outil est l'augmentation ou la baisse des taux d'intérêt. Des taux d'intérêt relativement élevés – ou l'attente de taux plus élevés – profiteront généralement à l'Euro et vice versa.
Le Conseil des gouverneurs de la BCE prend des décisions de politique monétaire lors de réunions tenues huit fois par an. Les décisions sont prises par les chefs des banques nationales de la zone euro et six membres permanents, dont la présidente de la BCE, Christine Lagarde.
Les données d'inflation de la zone euro, mesurées par l'Indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), sont une donnée économétrique importante pour l'Euro. Si l'inflation augmente plus que prévu, en particulier si elle dépasse l'objectif de 2 % de la BCE, cela oblige la BCE à augmenter les taux d'intérêt pour la ramener sous contrôle.
Des taux d'intérêt relativement élevés par rapport à ses homologues profiteront généralement à l'Euro, car cela rend la région plus attrayante comme lieu de placement pour les investisseurs mondiaux.
Les publications de données évaluent la santé de l'économie et peuvent avoir un impact sur l'Euro. Des indicateurs tels que le PIB, les PMI manufacturiers et des services, l'emploi et les enquêtes sur le sentiment des consommateurs peuvent tous influencer la direction de la devise unique.
Une économie forte est bénéfique pour l'Euro. Non seulement elle attire davantage d'investissements étrangers, mais elle peut également encourager la BCE à augmenter les taux d'intérêt, ce qui renforcera directement l'Euro. Sinon, si les données économiques sont faibles, l'Euro risque de chuter.
Les données économiques des quatre plus grandes économies de la zone euro (Allemagne, France, Italie et Espagne) sont particulièrement importantes, car elles représentent 75 % de l'économie de la zone euro.
Une autre publication de données importante pour l'Euro est la balance commerciale. Cet indicateur mesure la différence entre ce qu'un pays gagne de ses exportations et ce qu'il dépense en importations sur une période donnée.
Si un pays produit des exportations très recherchées, sa devise gagnera en valeur uniquement en raison de la demande supplémentaire créée par les acheteurs étrangers cherchant à acheter ces biens. Par conséquent, une balance commerciale nette positive renforce une devise et vice versa pour une balance négative.
Source : https://www.fxstreet.com/news/eur-usd-holds-above-11770-awaiting-the-outcome-of-us-iran-peace-talks-202604170644




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